planter une forêt !

un jour, la vision d’une forêt m’est apparue comme une évidence : il fallait du vert, beaucoup, énormément de vert, une abondance de végétaux, il fallait recréer une biodiversité foisonnante
c’était début 2022, je venais de m’installer dans le Gard

 


mission accomplie

aujourd’hui, la vision s’est réalisée : la forêt est là !
l’élan prodigieux de la pousse, la prodigalité, l’adaptabilité du végétal sont présents partout
dans un biotope à la plantation serrée et aléatoire, les espèces se cherchent, se repoussent, s’excluent, se déplacent
autant d’adaptations successives entre les strates de végétation rendues plus évidentes par la croissance des plantes
la sylve est devenue un océan de verdure toujours en mouvement et dont la structure se transforme sans cesse
une illustration végétale de la vitalité et de la résilience du vivant

pour un état intermédiaire, voir  la sylve  la méridienne consacrée au projet en avril 2024

 

 

 

 

vivre la forêt

le projet est né d’un acte de foi en la puissance du monde végétal, l’engagement m’a enracinée dans un terroir et en a modifié l’atmosphère

mais planter des arbres, des arbrisseaux, des lianes, des plantes sauvages, comestibles, médicinales ou ornementales dans la sylve, semer des graines, bouturer, partager des plantes, c’est aussi m’immiscer dans le tissu vivant, en multiplier les rencontres et les intersections, au sein du biotope local, entre des espèces endémiques et d’autres cosmopolites, avec des surprises, des ratages, des aléas, des miracles

la forêt désormais se suffit à elle-même
au plan subtil, les forces en présence tendent à s’harmoniser et un nouvel espace apparaît, ouvert, vacant,
un autre potentiel est mis au jour

à part une taille d’entretien et le soin des individus qui la composent, ma présence va de plus en plus se résumer à observer ce qui se passe, suivre l’évolution des choses, lire (et déchiffrer peut-être ?!) comment le milieu s’organise en se complexifiant
sans trop intervenir … laisser vivre
dans quelques espaces, il y aura des cultures potagères, beaucoup moins que j’avais envisagé

 

Etre dans la nature, dehors. Sentir que les problèmes, soucis, urgences sont moins forts. Je suis bien, le monde est immense, je fais partie de cette vie qui m’entoure.
Alexandre Hollan, L’invisible dans l’arbre

 

 

se nourrir de la beauté

être à la sylve, c’est un hommage renouvelé à la beauté des formes, des couleurs, à leur composition, une délectation d’odeurs, de saveurs, de textures, de sons …
c’est bien sûr un lieu où reprendre racine en soi par le biais de ce qui touche nos sens; un point de fusion où communient ciel et terre par le biais du vert
la forêt manifestée concrètement se révèle aujourd’hui être le support invisible d’une autre création à venir !