quand la vague monte   monte    monte       monte            et te submerge

 

tu restes là

a b a s o u r d i.e            a t t e r r é.e             a n é a n t i.e             .  .  .  .  .  .  .

ton monde a complètement disparu, tout est terne, dévasté, il y a des débris partout

 

tu te sens vide
vide vraiment ? plutôt vidé et étrangement    . . .   libéré.e
tu te sens perdu.e
sans repère, sans force, sans élan
tu te sens triste, infiniment, à mourir
tu te sens désespéré. e
pas d’horizon, pas même un mirage, rien
tu te sens seul.e, comme jamais

 

mais,
pas seulement !
invisiblement
quelque chose sourd et pulse dans ce vide abyssal
c’est à la fois inouï et familier
tu reconnais (tu l’as toujours connu)
c’est riche, fécond
la vie 

 

une autre vie
toute neuve, toute fraîche
et comme un sentiment d’ouverture
lumineux (presque trop), léger, mouvant

quelque chose a lâché en toi 
quelque chose est sorti, s’est libéré, s’est exprimé
c’est fini, fin, exit .

 

et tu t’éveilles à une autre réalité
une autre vie possible dans la même vie
le corps, le cœur ont leur rythmes, il te faudra faut peut-être du temps pour te remettre
mais c’est fini, résolu !

 

 

 

c’est ainsi que la mobilisation du système fascial défait des nœuds émotionnels et libère les traumas engrammés dans sa structure
un tissage réalisé à partir des témoignages de plusieurs pratiquants de MUNZ FLOOR